Semaine 8 – Une Autre perspective

© Raphaël Charuel - Une Autre perspective

© Raphaël Charuel – Une Autre perspective

 

– Cette semaine nous retrouvons la passion première de Raphaël Charuel pour les carrières avec un vote écrasant de 10 à 0 sur les réseaux sociaux pour sa photo “Une Autre perspective”.

Nous voici aujourd’hui dans les entrailles de la terre, au cœur d’une exploitation de gypse. Le gypse a de nombreuses utilités comme la fabrication du plâtre et est reconnaissable à la forme particulière de ses piliers en pyramide inversée (comme la paroi à droite de la photographie). En effet, le gypse est une roche friable qui supporte très mal la pression. La solution pour palier à ces propriétés était donc d’avoir des piliers les plus larges possible au niveau du ciel de la carrière afin d’en atténuer la force de portance.

Malgré cette précaution les piliers d’une carrière de gypse ont une forte tendance à s’affaisser ou à s’effondrer et ce parfois même alors que l’exploitation est encore en activité. C’est ainsi que les mineurs de l’époque se sont vu dans l’obligation de renforcer les parois de cette galerie à l’aide de rails mais aussi de piliers en béton… inclinés !

L’angle inattendu de ce pilier apporte un coté fantastique à cette image, nous offrant un double choix d’entrée, l’un semblant fait pour les géants tandis que l’autre semble plus approprié aux nains. En fait la direction est la même pour les deux chemins, simplement l’un était indiqué aux mineurs tandis que l’autre laissait passer les wagons (Élémentaire mon cher Watson !). De plus, la présence du chemin de fer nous apporte un autre fait historique : l’écartement des rails est de 65cm, ce qui ne correspond à aucune norme ferroviaire. En effet à l’époque du XIXe siècle les wagonnets n’était tirés que par des hommes ou des chevaux. Il n’y avait donc pas besoin d’une voute aussi haute que pour l’autre passage.

Que vous soyez homme ou cheval, l’image nous donne envie de suivre ces rails, d’une part grâce aux perspectives de l’arche et des rails eux-mêmes qui guident notre lecture vers le tournant du tunnel ; mais d’autre part aussi grâce au contraste de la lumière chaude. Tels des papillons de nuit nous sommes attirés par cet éclairage incandescent, qui inconsciemment nous rappelle l’éclat de l’or, parfaitement maitrisé par Raphaël.

Et si on se faisait nain chercheur d’or nous aussi ce week-end ?

 

Bon week-end à tous et à la semaine prochaine !

 

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