Semaine 66 : Jocelyne la jacinthe

©Claire-Agnès Villeneuve -Jocelyne médaillon

©Claire-Agnès Villeneuve -Jocelyne médaillon

– Un vote de toute dernière minute aura permis cette semaine à Claire-Agnès Villeneuve d’honorer la photo de la semaine en présentant Jocelyne, la jacinthe de la Boîte A2.

En photographie on parle de portrait pour les humains et de nature morte pour les objets et les plantes. Mais c’est bien un portrait qu’on vous présente cette semaine, celui de Jocelyne, la jacinthe adopté à Noël. Jocelyne aura été bien plus qu’une simple plante ou un objet de prise de vue : Elle a été désirée (ou plutôt achetée sur un coup de tête à la dernière minute des courses de fin d’années) choyée, rempotée (le moment de reconnaître le savoir des anciens qui ont toujours eu les mains dans la terre et qui savent ce qu’il faut faire pour faire fleurir une fleur) puis finalement exposée aux feux des projecteurs afin qu’on puisse garder une trace du miracle éternel qu’on peut retrouver lors d’une floraison.

Car c’est bien le but premier des jacinthes de Noël : annoncer le retour du printemps, le triomphe de la vie. Elle est porteuse de joie, symbole d’espoir.

©Claire-Agnès Villeneuve -Jocelyne médaillon

©Claire-Agnès Villeneuve -Jocelyne médaillon

La jacinthe est originaire d’une zone de l’est méditerranéen allant de la Turquie centrale au Liban. La mythologie grecque donne sa version de la naissance de cette fleur. On raconte qu’Apollon et Zéphyr (dieu du vent d’ouest) aimaient tous deux le jeune Hyakinthos. Un jour, alors que ces dieux s’amusaient au lancer de disque, Zéphyr, fou de jalousie, dévia la trajectoire du projectile qui heurta mortellement Hyakinthos à la tempe. Apollon, très affecté par sa mort, transforma le jeune éphèbe en une magnifique fleur : la jacinthe. Cette dernière était donc déjà connue des Grecs et des Romains, et l’on retrouve des représentations de cette fleur sur des miniatures persanes et turques. Elle fut ensuite introduite aux Pays-Bas vers la fin du XVIe siècle, où l’on commença à créer de nombreux cultivars, plus fournis et variés que la jacinthe orientale.Grâce à ces nouvelles variétés, la jacinthe devint alors la plante d’ornement la plus en vogue : au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, à l’instar de la tulipe, elle fit ainsi l’objet d’intenses spéculations, et ses bulbes se vendirent à des prix exorbitants ! Cet engouement fut principalement initié par Madame de Pompadour, maîtresse du roi Louis XV, qui souhaitait embellir les jardins de Versailles avec des jacinthes hollandaises que l’élite française ne tarda pas de lui jalouser.

A partir du XVIe siècle, la jacinthe est la fleur de la prudence, et le symbole de la miséricorde de la Vierge. Puis l’engouement qu’elle suscite au XVIIIe siècle fait d’elle le symbole du luxe. Aujourd’hui, symbolisant le sport ou le jeu dans le langage des fleurs, la jacinthe représente la constance, tandis que la jacinthe bleue exprime la sincérité.

Alors pourquoi vous présentez, cette fleur de Noël à la Toussaint ? Et bien, peut-être pour nous faire un peu patienter et pour rêver de la prochaine Jocelyne (ou Josiane peut-être ?) de l’hiver prochain tout en nous amenant joyeusement dans la douceur hivernale de ce nouveau week-end !

Bon week-end et à la semaine prochaine !

(et en bonus vous avez le droit à la croissance de Jocelyne en time lapse, si c’est pas un beau week-end ça )

 

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